Face aux restrictions de l’espace civique et démocratiques, on ne se taira pas.

Interview de Laurence Blisson, secrétaire générale du syndicat de la magistrature et Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC, sur la thématique de la restriction de l’espace civique et démocratique en France.

Dans le cadre de l’Université d’Eté solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens, la thématique des poursuites baillons, et plus largement celle de la restriction des espaces civiques et démocratiques, a été traitée lors de plusieurs activités.

Un forum et un module ont notamment été organisés, qui ont donné lieu dans la foulée à l’interview de deux intervenant.e.s sur le plateau de TV Bruits :

- Laurence Blisson, secrétaire générale du syndicat de la magistrature, qui s’exprime sur la dérive du système judiciaire
- Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC, qui parle des effets de la désobéissance civile

Morceaux choisis

Laurence Blisson : "Il n’est pas acceptable que l’on puisse arriver dans une situation dans laquelle par de l’intimidation, par des mesures très concrètes de répression [...] on puisse empêcher des mobilisations sociales"

"[au syndicat de la magistrature] on est conscients que le droit est souvent une arme contre le mouvement social. On le voit notamment dans les poursuites-baillons. Néanmoins, on pense aussi que c’est un levier et qu’on peut retourner l’arme"

Raphaël Pradeau : "c’est vrai qu’un procès peut servir de tribune, mais aujourd’hui, un militant quand il s’inscrit dans certains combats doit partir du principe qu’il peut se retrouver en procès [...] ce qui risque de dissuader beaucoup de gens de s’engager dans le militantisme"